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  • David Badower

Stress et troubles de l’anxiété : quand et comment l’hypnose peut vous aider

Poitrine qui se serre, souffle court, boule dans la gorge, maux de ventre, palpitations. Sentiment d’inquiétude permanent, pensées négatives et ruminations qui vous polluent jusqu’à vous empêcher de dormir.. les symptômes liés aux troubles de l’anxiété sont bien connus et malheureusement extrêmement partagés.


Les chiffres en Europe parlent de 15 à 20% de personnes qui seraient touchées par des troubles de l’anxiété au cours de leur vie et rien qu’en Suisse, 1 million de personnes en souffrirait. Ce n’est pas pour rien que le stress / l’anxiété sont souvent présentés comme la maladie du siècle, phénomène encore amplifié par la crise du Covid.



Dans cet article, vous trouverez quelques conseils et outils utiles pour y faire face mais également quand et comment l’hypnose peut vous aider. Cependant, avant d’aborder les solutions, essayons de définir le stress et l’anxiété, ce qui les relie et ce qui les différencie.


Le stress : un état d’alerte qui peut conduire à l’épuisement


Selon l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, qui reprend le Modèle de Lazarus, « un état de stress survient lorsqu’il y a déséquilibre entre:

- la perception qu’une personne a des contraintes que lui impose son environnement

- ET la perception qu’elle a de ses propres ressources pour y faire face »


3 idées à garder autour du stress:


Idée #1 Contrairement à une idée reçue, le stress n’est pas que négatif, il y a même un niveau de stress optimal, comme l’indique le modèle de Yerkes Dodson ci-dessous.

  • Pas assez de stress et c’est l’ennui, la fatigue, la lassitude.

  • Trop, et c’est la fatigue, l’anxiété, jusqu’à parfois la dépression et le Burn out. C’est la troisieme il est même démontré que l’excès de stress a des effets sur la neuroplasticité du cerveau.

  • Entre les deux c’est la « zone de réalisation », dans laquelle on peut trouver la satisfaction comme le montre le modèle de Yerkes Dodson.




Idée #2 Le stress est à la base une réponse naturelle et utile pour l’être humain. Comme l’illustre Hans Selye, il s’agit :

  • d’abord d’une phase d’alarme (dans le corps, cela se traduit par l’adrénaline qui afflue, et donc le cœur qui bat, le corps se prépare à la fuite ou au combat etc…)

  • qui permet dans un deuxième temps de se préparer à la résistance.

  • La troisième et dernière étape est la récupération, nécessaire pour permettre au corps et à l’esprit de se recharger. Sinon c’est l’épuisement qui nous guette.



Idée #3 Une des questions centrales du stress est donc la durée et/ou la répétition d’exposition au stress. Les conséquences d’une trop grande exposition peuvent être multiples :

- Au niveau corporel : dérèglements hormonaux, inflammation du tube digestif, problèmes dermatologiques, cardiovasculaires et immunitaires, et même diminution des capacités cognitives

- Au niveau psychologique et comportemental : troubles de l’humeur, anxiété, burn-out, dépression


L’anxiété : une peur imprécise qui peut devenir paralysante


Dans le cas présent, on va s’intéresser à l’une des conséquences possibles d’un excès de stress : l’anxiété. Comme le dit Jacques Regard dans son livre Les émotions tout simplement (2007),

« L’anxiété signale une peur imprécise. On craint quelque chose et en même temps on cherche à l’éviter. C’est un espace de conflit entre cette chose que je refuse de voir clairement et ma peur de la voir ». (Jacques Regard, 2007, Les émotions tout simplement)




Ainsi le stress peut être un moteur alors que l’anxiété est paralysante. La différence va se faire sur le prolongement de l’exposition à ce stress. Dans nos sociétés, le stress se met en place moins à cause d'une menace vitale (un prédateur qui nous poursuit dans la savane), mais plutôt à cause du travail, des relations familiales et sociales ou d’un contexte source de pression quelle qu'elle soit et dont il est parfois difficile de se déconnecter. Et comme le cerveau fait difficilement la différence entre la réalité et ce qu’il imagine, et il est donc possible de rester en alerte constante. Jusqu’à l’épuisement.


Alors que faire face à un trop plein de stress et d’anxiété et en quoi l’hypnose peut vous aider


Si vous souhaitez commencer seuls, il existe certains outils ou stratégies simples à mettre en place pour ralentir ou stopper le rythme des ruminations dans le court-terme. Parmi ceux-ci, je pense notamment à ceux-ci :

- L’exercice physique : probablement le meilleur pour divertir l’attention dans le court-terme.

- La Cohérence cardiaque, un exercice de respiration simple qui a prouvé son impact sur l’anxiété.

- La méditation, qui permet de se concentrer sur l’instant présent.

- Le journaling, c’est-à-dire mettre en place un rituel d’écriture quotidien pour se focaliser sur l’aspect cathartique ou se pousser à focaliser sur les choses importantes ou positives (par exemple en écrivant chaque soir sur les 5 choses que vous avez aimé dans votre journée).

- Les séances de ruminations contrôlées : on définit un « worrying time », ce qui permet de décider quand l’anxiété arrive au lieu.





Quand les exercices de relaxation ne suffisent pas et que vous n’arrivez pas à trouver la solution à ces émotions qui vous submergent, vous pouvez avoir besoin d’être accompagné par un professionnel de l’accompagnement tel qu’un hypnothérapeute. L’hypnose moderne telle qu’elle est pratiquée aujourd’hui permet à quelqu’un d’avoir un professionnel formé à l’écoute et aux outils pour explorer les émotions.

En effet, l’hypnose peut vous aider à ralentir la fréquence de votre cerveau, vous permettant ainsi de vous reconnecter à vous-même et à votre inconscient, mais aussi à changer de perspective par le questionnement et la modification des perceptions.


Chaque personne a sa propre carte du monde et donc il y a autant de façons de travailler sur un sujet qu’il y a de personnes, mais on peut notamment citer comme axe de travail :

- Comprendre le besoin derrière le "symptôme" : comme il est dit dans la très belle vidéo de Johan Hari, quand vous souffrez d'anxiété, vous êtes juste « un être humain avec des besoins non-satisfaits ». L’état hypnotique permet de se reconnecter à soi-même, à son inconscient pour comprendre la part de soi qui s’exprime.

- Retourner à la source de votre anxiété et en remodeler votre façon de la vivre.

- Apprendre à se distancier de l’objet de votre anxiété et de l’émotion négative associée par exposition au déclencheur de cette émotion puis en changeant la perception de celle-ci

- Coconstruire votre propre outil/technique pour réguler cette émotion qui vous traverse, ce qui vous permettrait de la faire varier à votre guise (un peu comme si vous disposiez d’un variateur d’intensité)


En conclusion


Vous n’êtes pas seul(e).


Pas seul(e) à passer par un excès d’anxiété dans votre vie.


Mais pas seul(e) non plus pour y faire face. Si vous êtes en souffrance et que vos propres stratégies ne sont pas suffisantes, vous pouvez vous tourner vers des professionnels de l’accompagnement tel que les hypnothérapeutes. Car, comme le dit le Dr Bernard Anselem dans son livre « Ces émotions qui nous dirigent » dans le long-terme, ce qui fonctionne le mieux est d’identifier les émotions qui nous débordent et de les accepter tout en apprenant à les traverser.




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